Manon est née en 1993, vit et travaille à Paris. Après un parcours en Histoire de l’Art à la Sorbonne elle décide de se consacrer pleinement à la photographie et intègre l’école des Gobelinsen 2014 d’où elle sort diplômée en 2017 dans les majors de sa promotion. De part son évolution parallèle au sein d’un théâtre parisien, sa pratique de la photographie est marquée par la mise en scène et le décor. Son travail guidé par la lecture s’attache à dépeindre des mondes fictifs. Des mondes qui lui permettent de raconter ses expérience personnelles avec un certain détachement, dans l’espoir de pouvoir ainsi permettre au spectateur de s’approprier ces histoires. Une distance avec le récit impliquée par l’utilisation des expressions scientifiques bien qu’il ne s’agisse le plus souvent que de simples vulgarisations ou ré-interprétations. Elle n’est pas à la recherche d’une vérité mais bien d’une forme d’expression lui permettant de “décortiquer” ses sujets, l’amenant ainsi à une certaine forme de systématisme. Le scientifique et le poétique, pourtant diamétralement opposés, sont les deux moteurs de sa recherche photographique. Dans les différents sujets qu’elle aborde, la tentative de comprendre l’interaction entre le paysage et l’humain reste centrale. Cette interaction qu’elle soit écologique, spirituelle, implique toujours cette notion de trace qui lui est chère et qui rattache l’humain à sa condition.
Manon was born in 1993, lives and works in Paris. After an undergraduation in Art’s history at the Sorbonne University in Paris she decided to dedicate herself fully into photography and joined Gobelins school of image in 2014 from which she graduated top of her class in 2017. Through a parallel evolution among a theatre in Paris, her practice of photography is characterised by directing and settings. Her work influenced by literature is focusing to depict fictional worlds. Worlds that allows her to tell her personal experiences with a certain detachment, in the hope to permit to the viewers to take over those stories. This distance, implied by the use of scientific expressions, is for lost of the time only simple disseminations or re-interpretations. She’s not on the search of any kind of truth but of a form of expression which could allows her to “dissect” her subjects, bringing her to a certain form of systematism. The scientific and the poetic, yet diametrically opposed, are the two motors of her photographic research. In the different subjects that she tackles, the attempts to understand the interaction between the landscape and the human stays central. This interaction whether ecological, spiritual etc always implies the notion of trace which is very important to her and attached the human to his condition.


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