Manon Lanjouère est née en 1993, vit et travaille à Paris.

Elle passe son enfance dans un théâtre parisien, et découvre dès son plus jeune âge le spectacle vivant. Alors qu’elle n’a que 7 ans, elle fait la découverte de l’opérette La Belle Hélène, voit le spectacle depuis la scène, rencontre Felicity Lott, la chanteuse lyrique. Le charme opère rapidement, un amour est né. De ce contact apparait très rapidement une fascination pour la mise en scène et la direction d’acteur, capables de modeler les individus. Ses préférences et inspirations se précisent en grandissant : Bob Wilson, Lucinda Child, Pina Bausch, Yvonne Rainer, Philipp Glass, John Adams entre autre forment un ensemble qu’elle se plait à revoir de nombreuses fois. Elle trouve dans leurs écritures à travers répétitions, systématismes ou encore simples jets une forme de poésie.

Parallèlement à ce développement, elle découvre la littérature, et cherche au fur et à mesure les mots qui viennent parfaire ses images mentales. Ils deviennent la base de la construction de sa nouvelle scène. Et ce qui n’était jusqu’alors qu’un jeu, se concrétise petit à petit dans l’écriture photographique.

Elle décide alors de préparer les concours d’entrée en école de photographie en réalisant une formation en Histoire de l’Art. Cet enseignement la conforte dans son choix de la photographie  et marque sa pratique actuelle du médium. Ses photographies sont très souvent inspirées de la peinture ou de la gravure, et ses recherches multiples avant d’établir un “concept” sont des conséquences directes de cette formation universitaire. Elle lui permit notamment de se constituer un panel d’images d’inspiration moins dans leurs formes que dans leurs contenus, sur les origines du monde et notamment  l’évolution de l’astronomie, l’un de ses sujets de prédilection. Elle intègre finalement l’école des Gobelins en 2014 d’où elle sort diplômée dans les majors de sa promotion en 2017.

Sa découverte en 2015 de l’opéra Einstein on the Beach marque un nouveau tournant dans son travail. Ce qu’elle considère comme un accomplissement total, lui fait prendre conscience de l’intérêt de l’interdisciplinarité d’une oeuvre. Aucune pratique n’y est au service de l’autre, toutes ont la même importance et se complètent. Si elle se trouve souvent portée sur le visuel, elle est contre toute attente, aussi et surtout touchée par la poésie des mots de Christopher Knowles, et a la volonté de donner aux textes une place plus importante dans ses projets.

Dès lors sa photographie progresse vers une pratique multiple, mêlant installation, son, objets, textes. La recherche scénographique devient alors une suite logique et intervient très souvent dès le début de son processus créatif. Elle considère du reste le visiteur comme spectateur et tente de l’immerger dans chacun de ses projets.
Manon Lanjouère was born in 1993, lives and works in Paris.

She spent her childhood in a parisian theater, and discovered at a very young age live performance. When she was only 7, she discovered the operetta La Belle Hélène, saw the show from the scene, meets Felicity Lott, the opera singer. The charm operates quickly, a love is born. From this contact appears very quickly a fascination for the staging and the direction of actors, able to model the individuals. Her preferences and inspirations become clearer while growing up : Bob Wilson, Lucinda Child, Pina Bausch, Yvonne Rainer, Philipp Glass, John Adams among others form a set she likes to see many times. She finds in their writings through repetitions, systematisms or simple jets a form of poetry.

Parallel to this development, she discovers literature, and searches as and when the words that complete her mental images. They become the basis of the construction of her new scene. And what was until then a game, is concretized little by little in the photographic writing.

She then decides to prepare the entrance exams in photography school by doing a formation in Art History. This education reinforces her choice of photography and marks her current practice of the medium. Her photographs are very often inspired by painting or engraving, and her multiple researches before establishing a “concept” are direct consequences of this university education. In particular, it allowed her to form a panel of images of inspiration less in their forms than in their content, on the origins of the world and especially the evolution of astronomy, one of her favorite subjects. She finally joined the Gobelins School of image in Paris in 2014 where she graduated in the majors of her promotion in 2017.

Her discovery in 2015 of the opera Einstein on the Beach marks a new turning point in her work. What she considers as a total achievement, makes her aware of the interest of interdisciplinarity of a work. No practice is at the service of the other, all have the same importance and complement each other. If she is often predisposed on the visual, it is against all odds, also and especially touched by the poetry of the words of Christopher Knowles, and has the will to give the texts a more important place in her projects.

From then on, her photography progresses towards a multiple practice, mixing installation, sound, objects, texts. The scenographic research then becomes a logical continuation and steps in very often from the beginning of her creative process. She considers the visitor as a spectator and tries to immerse them in each of her projects.



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