Le Laboratoire de l’Univers




Le Laboratoire de l’Univers interroge notre perception historique du ciel au-delà de la voûte céleste, en direction du Cosmos ; cet infini imperceptible à l’œil nu qui, dans l’histoire de l’Homme, a alimenté de nombreux fantasmes. Comme un immense écran noir, le ciel est une stupéfiante surface de projection qui accueille nos aspirations les plus futuristes et nous pousse à réfléchir sur nos rapports à la Terre et à l’Univers. Toujours présentes au-dessus de sa tête, les planètes et les étoiles ont stimulé l’imagination de l’homme, suscité en lui le désir de les atteindre. Avant l’invention de la fusée, l’imaginaire – domaine fantastique et intarissable stimulé par l’observation de l’inconnu – n’était-il pas à l’origine de propositions savantes ? L’appel au rêve que suggère un ciel étoilé est-il vain depuis le premier pas de Neil Armstrong sur la Lune ? Et si l’on remonte le Temps, quels étaient alors les moyens concrets d’observation de l’Univers ? Les fictions proposées. à travers la série, sont à envisager comme une modélisation mentale, un stimulus fondamental pour l’appréhension par les hommes de leur environnement. Me transformant en « artiste astronomique », je reproduis un art descriptif du cosmos se mettant en place comme une mimésis de l’invisible et partageant une forme d’évolution des visions de ces mondes lointains. L’imagination devient matière première de la création d’une image pensée à partir de données scientifiques souvent abstraites. Collages, archives, photographies, fragment d’astéroïde en bouteille, sculptures, assemblages de ready-made et écrits poétiques, ces productions sont autant de recherches scientifiques que d’artifices. Entre laboratoire de recherches scientifiques, cabinet de curiosité et objets-témoins d’un ailleurs cosmique, le projet Le Laboratoire de l’Univers cherche ainsi à nous faire perdre pied, nous invitant à pénétrer dans un monde poétique et fictionnel ponctué de questionnements métaphysiques.
Voyageant grâce aux « ailes de l’astronomie » (Abbé Moreux), le projet, mieux qu’un vaisseau spatial, nous transporte indifféremment sur Saturne, un astéroïde ou une comète et même sur une planète dont nous ignorons encore l’existence, et tend à nous remémorer combien nous avons besoin d’imaginer d’autres terres à l’heure où nous sommes en train de « perdre » la notre. Et notre machine à fantasmer rappelle à nous ces espaces infinis pour nous détourner de cette déflagration terrestre.





The Laboratory of the Universe questions our historical perception of the sky beyond the celestial vault, towards the Cosmos; that infinity imperceptible to the naked eye which, in the history of Man, has fuelled many fantasies. Like an huge black screen, the sky is an astonishing projection surface that welcomes our most futuristic aspirations and pushes us to ponder on our relationship with the Earth and the Universe. Always present above his head, the planets and stars have stimulated man's imagination, arousing in him the desire to reach them. Before the invention of the rocket, wasn't the imagination - a fantastic and inexhaustible field stimulated by the observation of the unknown - the source of scientist proposals? Has the call to dream suggested by a starry sky been futile since Neil Armstrong's first step on the Moon? And if we go back in time, what were the concrete means of observing the Universe? The fictions proposed throughout the series are to be considered as a mental model, a fundamental stimulus for the apprehension by men of his environment. Transforming myself into an "astronomical artist", I reproduce a descriptive art of the cosmos, setting itself up as a mimesis of the invisible and sharing a form of evolution of the visions of these distant worlds. Imagination becomes the raw material for the creation of an image conceived from abstract scientific data. Collages, archives, photographs, fragments of bottled asteroids, sculptures, ready-made assemblages and poetic writings, these productions are as much scientific research as they are artifice. Between scientific research laboratory, curiosity cabinet and objects that bear witness to a cosmic elsewhere, the project The Laboratory of the Universe thus seeks to make us lose our footing, inviting us to enter a poetic and fictional world punctuated by metaphysical questioning.
Travelling thanks to the "wings of astronomy" (Abbé Moreux), the project, better than a spaceship, transports us indiscriminately to Saturn, an asteroid or a comet, and even to a planet whose existence we are still unaware of, and tends to remind us how much we need to imagine other lands at a time when we are in the process of "losing" ours. And our fantasy machine reminds us of these infinite spaces to divert us from this earthly explosion.






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