Le Laboratoire de l’Univers
2020- En cours



Comme un immense écran noir, le ciel est une stupéfiante surface de projection qui accueille nos aspirations les plus futuristes et nous pousse à réfléchir sur nos rapports à la Terre et à l’Univers. Toujours présentes au-dessus de sa tête, les planètes et les étoiles ont stimulé l’imagination de l’homme, suscité en lui le désir de les atteindre. Avant l’invention de la fusée, l’imaginaire – domaine fantastique et intarissable stimulé par l’observation de l’inconnu – n’était-il pas à l’origine de propositions savantes ? L’appel au rêve que suggère un ciel étoilé est-il vain depuis le premier pas de Neil Armstrong sur la lune ? Voyageant grâce aux « ailes de l’astronomie » (Abbé Moreux), Le Laboratoire de l’Univers, nous transporte indifféremment sur Saturne, un astéroïde ou une comète et même sur une planète dont nous ignorons encore l’existence. Ainsi le projet tend à nous remémorer combien nous avons besoin d’imaginer d’autres terres à l’heure où nous sommes en train de « perdre » la notre. Et notre machine à fantasmer rappelle à nous ces espaces infinis pour nous détourner de cette déflagration terrestre.

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La Mécanique Céleste, Une méthode pour atteindre des altitudes extrêmes
2019



De tout temps, l’homme observa la voûte céleste. Toujours présente au-dessus de sa tête, les planètes et les étoiles ont stimulé l’imagination de l’homme, suscité en lui le désir de les atteindre. Mais notre désir de voler nécessite néanmoins un surpassement du corps, qui seul peine à s’élever. Mais comment résoudre ce problème de la mécanique du vol ? Comment trouver cette dynamique nous permettant de nous affranchir des lois de la gravité ?
Pour que le véhicule choisi reçoive une impulsion mathématiquement exacte, l’homme eut recours à la vieille mécanique céleste. Ainsi naquit la science de l’astronautique, capable de prédire la trajectoire et la vitesse de tout projectile. Avec la mécanique céleste, je me fais le vaisseau d’un voyage imaginaire, nous transportant dans les confins du monde, nous rappelant ainsi que l’imaginaire fut et sera très souvent le véhicule idéal de la simulation des propositions savantes.


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Demande à la Poussière, L’Empreinte du ciel
2017



À l’instar de John Adams dans son opéra I was looking at the ceiling and then I saw the sky, cet acte relate une catastrophe naturelle, ici un orage fictif symbolisant le choc émotionnel des protagonistes.  Le cheminement suit la lutte face à la dévastation. Alors qu’elle contemple le plafond, le toit se dérobe sous le poids de la foudre et fait maintenant face au ciel immense. Cette catastrophe est placée au cÅ“ur de la démarche en la prolongeant jusqu’à l’usage du médium. Les poussières liées à la pratique de l’argentique représentant l’infiniment grand du cosmos, ainsi que les autres altérations, deviennent un sujet à part entière. L’image disparaît dans des fragments de souvenirs qui se recomposent. La fiction ainsi traitée nous ammène à ce questionnement : Peut-on faire confiance à tout type d’écriture dans la constitution d’une mémoire ?

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Bleu Glacé, Lexique des paysages islandais
2016



De plus en plus prisée par les touristes du monde entier en quête de lieux inexplorés à photographier, la pureté des paysages islandais est aujourd'hui menacée. Avec un nombre de visiteurs annuels en constante croissance, jusqu'à six fois supérieur à la population locale, les terres d'Islande sont piétinées et subissent des dégradations irrémédiables.
Entre photographie, sculpture et installation, Bleu Glacé vient alors se proposer comme une alternative au tourisme de masse et offre une exploration imaginaire pour voyageur immobile, voyageur de salon. Dans ces objets que je conçois, chacun est libre de voir une cascade, un iceberg, une bâche plastique ou du polystyrène. Et cette utilisation de matériaux synthétiques nous ramène à ce questionnement : Comment l'usage de plastique, résines et polymères au quotidien peut changer les paysages géologiques du monde qui nous entoure ?


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Plus qu’un objet. Bien plus qu’une Mémoire. Les Chaises
2018



S'inspirant de la pièce de théâtre Les Chaises d’Eugène Ionesco et des tables tournantes du XIXème siècle, l'installation photographique interroge notre attachement à l'objet et à l'autre, à travers l’absurdité du manque et de l’absence. La transparence, l'ombre et le bruit des chaises jouent sur l'évocation de la présence d'un corps pourtant disparu. Profondément mélancolique, Plus qu’un objet. Bien plus qu’une Mémoire réveille aussi bien des fantômes que des sentiments enfouis au plus profond de chacun d’entre nous.

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Mark

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